Le voyage épisode 1 France Italie

Publié le par Paul

Je tiens dans un premiers temps à présenter mes excuses à tous ceux qui sont restés sur leur faim après l'introduction de la chronique. Je viens enfin de recevoir le carnet de voyage, rédigé durant l'aventure, lequel me rafraîchira la mémoire. Je me lance donc aujourd'hui dans le récit du voyage, de Toulouse à Satu mare, 2500 km à travers le vieux continent. Notre groupe est composé d'une petite vingtaine de jeunes parisiano-toulousains, la majorité part en avion, cinq partent en voiture, break 405, pour une expédition qui s'annonce formidable.

Le départ est programmé pour le 4 août, malgré de nombreuses péripéties administratives, nous réussissons à partir avec seulement 3h de retard !  La traversé du midi de la France se passe sans heurts, jusqu'à la maison familiale d'un de nos covoituriers, à proximité de Saint-Tropez, avec en bonus une vue superbe sur la mer et un lit pour chacun de nous (pobablement le dernier avant longtemps.). Après avoir bien profité de notre dernière nuit alités, d'un bon petit déjeuner, nous nous remîmes en route direction l'Italie toute proche.

Au passage de la frontière on change de monde. Bien qu'un minimum accoutumés à la culture transalpine, le changement est brusque. Les panneaux deviennent illisibles, le speaker de la radio parle comme un aliéné, et les chansons, en plus d'être inconnues au répertoire sont incompréhensibles. La région qui s'étend sur quelques kilomètres après la frontière française n'est pas vraiment attrayante. Surpeuplée, architecture morne de béton qui pollue le paysage littoral, seules quelques églises embellisent le paysage. L'heure du repas étant largement passée et nos estomacs toujours vides, une halte s'impose. Quoi de mieux en Italie qu'une pizza ? Nous optons pour une petite pizzéria à San Bartolomeo Al Mare. Malgré la facturation 2€50 la boueille d'eau du robinet et 1€ l'utilisation du couvert (Il serais d'ailleurs intéressant de savoir si l'on peut demander à manger par terre avec les doigts pour l'économiser...) nous sommes plutôt satifaits. S'ensuit l'autoroute jusqu'à Padova, où nous nous mettons en quête d'eau chez l'habitant. Après nous être fait offert 2 bouteilles d'eau minérale par un croate - insuffisantes du fait de la soupe qui nous régalera ce soir - nous nous retrouvons chez un papi qui nous apporte une bouteille d'eau plate, une autre d'eau gazeuse. Nous en profitons pour lui demander s'il connait un champ où nous pourrions planter la tente. Après avoir manqué d'embourber la bonne vieille 405 en tentant d'accéder au-dit champ, nous nous arrêtons à celui qui borde la petite route de campagne.

Au cours de l'installation de la tente, un homme s'avance sur le sentier. Je vais à sa rencontre le queue entre les jambes de peur de nous voir virés en beauté, alors qu'en réalité lui et sa petite fille nous offrent gracieusement une tomate du jardin et une tranche de pain fait maison à chacun. Dialogue de sourd (Aucun d'entre nous ne connais l'italien), nous croyons comprendre qu'il n'est pas le propriétaire du champ, et que celui-ci est fou ! Il nous invite en cas de problème à frapper à sa porte. La soirée s'annonce tendue !

La tente est maintenant dressée sous un remarquable coucher de soleil, l'inspecteur gadjet déballe tout le matériel nécessaire à la popotte improvisée (que ferions-nous sans lui !), et une partie de tarot est lancée.

Un léger appel se fait entendre au dehors, je suis assis à l'entrée de la tente, c'est encore moi qui m'y colle (aïe aïe aïe) ! C'était notre hôte-malgré-lui. Très agréablement surpris par la sympathie qu'il nous manifeste nous discutons un bon moment avec lui (lui en italien, nous en franglaispagnol et gestes dégénérés !), dans la nuit, paradis pour les moustiques qui s'en donnent à coeur joie.

Il nous donne le feu vert pour rester, autant que nous le souhaitons, mais nous avons de la route demain nous partirons. Etrange sensation que de rencontrer un parfait inconnu, de s'en faire un ami en une heure de temps, puis de le quitter en sachant pertinement que jamais nous ne le reverrons. Mais on n'y pense malheureusment jamais sur le moment, c'est ainsi que nous avons fini notre partie de tarot, tout en savourant la soupe soluble. Bonne nuit, demain la Slovénie nous attend.

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Publié dans Chroniques Roumaines

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