Trip to Bray
Escapade à Bray le 16 septembre 2006. J'ai pris un peu de retard mais qu'importe, revenons en arrière. Premier samedi libre à Dublin, le "vrai" premier ayant été consacré à mon installation. J'en profite pour dormir un peu plus tard que d'habitude. En descendant je croise un petit groupe américano-italien. Ils s'apprètent à partir à Bray, dont je n'ai jamais entendu parler. ils m'invitent à les suivre, en 30 secondes, le temps de faire mes clic et mes clac, me voila parti je ne sais où. Tant pis pour le p'ti déj', je mangerai mieux à midi ( oups il est déjà midi ). D'après ce que l'on me dit Bray est un village du sud dublinois, avec de jolis paysages à la clé. Le DART ( sorte de RER local ) longe l'estuaire de la Liffey. Mon regard se perd dans la mer d'Irlande, songeur, la semaine est passée si vite que je n'ai pas encore réalisé que je ne suis plus au Pays. J'ai l'impression que j'ai toujours connu mes amis, que j'ai toujours vécu à Dublin, malgré le fait que mes repères aient été chamboullés, et mes sens décuplés ( et puis il faut le dire, je ne suis pas encore bien réveillé ). Bref, après ce semi-comas nous descendons du DART et nous mettons en quète d'un morceau à nous mettre sous la dent, dans ce joli petit village littoral. 
Les recherches ne furent pas longues, un petit resto en bord de plage, peu cher ( ce qui est suffisement rare ici pour le relever ), fait l'affaire. On nous tend les menus, et c'est à cet instant préçis que j'ai compris que je n'étais plus en France. Tendez moi un livre de grec ancien, je le comprendrai mieux. J'ai fini par choisir un plat, les seuls et uniques mots que j'ai compris étant "chicken" et "6€" ! Les plats de mes compagnons arrivent un par un, j'attend le mien, anxieux. Le dernier a être servi. Roulement de tambour. Qu'est ce que le sort me réserve ? Vais-je devoir jeûner pour 6€ ? Mais la chance m'a souris, je me suis régalé ( ce qui est aussi à noter ! ). Après cette petite pause repas nous retrouvons un autre petit groupe de la résidence, qui nous attend pour commencer l'ascention de la colline voisine. Elle débute par un musicien de rue, chose banale en Irlande.
Le lieu est un peu touristique, mais il est vrai que le découverte du paysage, au fil de la montée, vaut le détour. Nous apercevons même de loin, dans un style un peu plus urbain, la maison de Bono, le chanteur du fameux groupe irlandais U2.

Chemins rocailleux entre les fougères rudes, air du large, vent de plus en plus virulant, arrivé au sommet on en prend plein les yeux, et plein les poumons.

Pour le retour, au lieux de redescendre par le même chemin nous prenons l'autre versant de la colline, pour une petite marche le long de la côte, jusqu'au village suivant. Là encore, l'atmosphère ambiante coupe la voix.


Nous tentons avec un de mes nouveaux amis allemand de cueillir quelques mûres, mais il manque un ingrédient pour qu'elles soient à la hauteur de leurs homologues du sud de la France : le soleil.
Nous finissons sur les genoux, après plus d'une heure de marche ( sachant que nous avions déjà l'ascention sportive de la colline dans les jambes ), par rejoindre le village où nous devons reprendre le DART pour rentrer. Arrivés à la sation en traînant des pieds - Ô rage ! Ô désespoir ! - le prochain Dart passe dans 50 minutes. Les gémissements de nos estomacs nous conduisent à acheter de quoi manger sur le pouce, et nous sommes contraints à manger assis en tailleur, sur le trottoir. Quitte à nous repaître en compagnie d'une voiture, autant que ce soit une Porsche ! ( Notez aussi la jolie poubelle pour déjection canine ... )