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Jeudi 31 mai 2007 4 31 /05 /Mai /2007 13:37

Ca y est, c'est la fin.

Ca y est, ça démarre.

Une histoire s'achève. Je suis en effet de retour chez moi, ou plutôt dans mon chez-moi "primitif", mon chez-moi "éternel". Celui où l'on me nourrit, où l'on me blanchit, bref chez papa et maman... Le chez-moi que j'ai quitté l'an dernier pour un autre, plus petit, mais plus grand, un petit appart dans le grand Toulouse. J'avais deux chez-moi. L'appart' la semaine, la maison le week-end. Puis je les ai tous deux quittés voila neuf mois pour un troisième, ou vous m'avez un peu suivi, qui est à l'origine de ce blog.

Ce matin je me suis donc réveillé chez moi. Dublin, c'était bien. C'était même génial. Je mentirais en disant que je n'ai pas eu de mal à partir de chez moi. Les scènes de l'auberge espagnole se sont reproduites quasimment à l'identique. Changez quelques nationalités, mettez des irlandaises en mini-jupes toute droit sorties des clips américains tout autour, et vous obtenez ma dernière sortie. Pour le dernier soir a proprement parler j'ai préféré rester chez moi, avec mes meilleurs amis "dublinois", ceux avec qui j'ai tant partagé dans ce dortoir. Nous avons passé la nuit éveillés. J'apréhendais énormément les dernières accolades, les derniers bisous, les derniers calins. Finalement j'ai plutôt bien vécu le départ ou plutôt, c'était la moindre des souffrances. Peut-être ce rélexe génétique d'aîné de famille qui veut que lorsque quelqu'un vous pleure dans les bras vous ne vous sentez pas le droit d'en faire de même. Vous devez être fort. probablement parce-que les personnes qui me sont chères ici sont françaises, faciles à revoir. Sûrement grâce à la présence de mon frangin, qui me rappelais que si je quittais un de mes multiples chez-moi, c'étais pour MON chez-moi. Celui d'où le peut partir à souhait, pour mieux y revenir. Celui où sont mes racines. Le départ et l'arrivée. Bien sûr j'ai pleuré. Mais j'ai pleuré après. Après les derniers mots, après les derniers regards, après que ma main toute tremblante ait payé le chauffeur de bus. C'était le contrat. J'ai tellement rit, que je devais, en partant, lacher la larme syndicale. C'est la vie d'un étudiant bourlingueur.

Si tout se passe bien pour moi, je mets les voiles l'an prochain sur une autre capitale, La Capitale, Paris. Je m'y sentirai sûrement bien, comme un poisson dans l'eau. Je m'y sentirai chez moi.

Mais peu importe de quoi demain sera fait, ce matin, je me suis réveillé chez moi, et j'y suis bien.

Par Paul - Publié dans : Divers
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Samedi 19 mai 2007 6 19 /05 /Mai /2007 17:54

6 mai 2007, la France a choisit son nouveau guide. Nicolas Sarkozy sera Président de la République Française pour les cinq ans à venir, et plus si affinités. Il est difficile de ne pas faire le rapprochement avec un autre petit homme de l’Histoire de notre Nation, Napoléon Bonaparte, devenue Napoléon Ier, Empereur des français. Mais plus qu’une simple comparaison physique, ce sont deux histoires qui se rapprochent dans l’Histoire.

Tous deux viennent d’ailleurs, de loin. Lorsque NB naît à Ajaccio, on y est bien loin de Paris. La Corse est rattachée depuis peu à la France, géostratégie oblige, mais impensable est l’idée qu’un de ses petits et rustres qui la peuplent puisse présider aux destinées de notre Grande Nation, qui n’était d’ailleurs autre qu’une monarchie héréditaire, certes décadente, mais pas moins absolue. Quelques dizaines de décennies plus tard, ce n’est autre qu’un petit-fils de juif de Salonique, fils d’immigré hongrois, qui dès son plus jeune âge n’aura d’autre ambition que de gouverner la France. Tous deux ont des racines bien jeunes, mais si fortement et profondément ancrées dans notre sol !

Euphémisme que de dire que lorsque l’on vient de si loin la route est longue, mais pas pavée d’or. NS était pourtant mal parti, n’étant autre que le protégé d’un Balladur, alors que la famille fraîchement régnante est celle des chiraquiens, du grand rival de son mentor en politique. Mais NS est de la race de ceux qui savent que tout arrive à qui sait attendre, et qu’à force de persévérance on arrive à tout (comme dirait l’autre: « impossible n’est pas français »). De même NB est-il arrivé au sommet en douceur (bien que le mot ne convienne guère), en commençant par … un coup d’Etat. Autre temps, autres mœurs. Il aura su attendre pour passer du statut de Consul, partageant le pouvoir avec Lebrun et Cambacérès, à celui d’Empereur des français (ayant d’abord été 1er Consul, puis consul à vie). Bousculer sans brutaliser.

Tous sont enfants d’une révolution. NB celui de la grande, la sanglante, la régicide, NS celui de la petite, celle des pavés, la « moralicide ». NB se revendique volontiers l’héritier des hommes de 1789 mais déclare en même temps qu’avec lui « la Révolution est terminée ». Deux siècles plus tard NS déclare : « Je veux mettre un terme à l’héritage de mai 68 ». Deux hommes qui veulent remettre sur les rails une France bousculée. Ordre, morale, discipline, valeurs, des bases solides et nécessaires à une France qui tourne en bourrique et n’avance plus. Talleyrand disait « gouverner les hommes, c’est tenir compte de leurs vrais besoins », NB et NS ont compris que cela pouvait aller à l’encontre de leurs vraies envies, qui ont présidées à leurs destin pendant trop longtemps. A l’intérieur, redonner de l’entrain, et cimenter, harmoniser la force d’un peuple, réunis autour d’une belle et grande Nation (ni autour d’un roi pour NB, ni autour de son propre nombril pour NS). A l’extérieur protéger un pays affaiblis par ses tumultes intestins, et livré en proie aux convoitises voisines, territoriales à une époque, économiques aujourd'hui. Lorsque NB protège la France contre l’attaque austro-prussienne, NS protège ALSTOM. Lorsque NB impose un blocus continental, NS souhaite une « Europe protectrice ». Tous deux voient plus loin que la France, tous deux regardent l’Europe comme tremplin.

Enfin tous deux ont profondément lié leur destin à celui de la France. NB arrive au pouvoir à une époque ou la Révolution et les changements de régime fatiguaient les français, qui commençaient même à se demander si finalement la monarchie n’était pas plus souhaitable. Pris entre le feu des pseudo-révolutionnaires et celui de l’Europe des Rois, il n’a pas droit à l’erreur. NS est élu au moment ou la république gaulliste s’essouffle, alternances répétées et immobilisme ayant conduit certains à rêver à une VIème République. Observé de près par les français, qui espèrent que ses promesses sont autres qu’électorales, il n’a pas le droit à l’erreur. La route étroite ne laisse pas le loisir de faire demi-tour.

En ce début de siècle, comme au début du XIXème, tous les regards sont tournés vers la France. Deux petits hommes pour deux moments clés de notre Histoire.

Souhaitons ne pas être décevants, ni décus…

Par Paul - Publié dans : Divers
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Lundi 19 février 2007 1 19 /02 /Fév /2007 13:03

Me voilà de retour sur le Trèfle, avec milles excuses d'avoir laissé le blog à l'abandon pendant presque deux mois maintenant. Et il s'en est passé des choses durant ces deux mois ! Retour en France, retrouvailles avec les amis, la famille, multiples péripéties. Retour à Dublin, reprise du rythme éfreiné des erasmus, grosse grippe pendant une semaine, puis visite de ma famille à Dublin la semaine suivante, ils sont rentrés au pays ce matin. Bref, événements multiples sur lesquels je reviendrai plus tard.

Aujourd'hui je voudrai seulement parler de ce qui s'est passé dimanche dernier, un événement majeur en Irlande : la rencontre des 6 nations entre le XV du trèfle et celui du coq. Evénement majeur pour deux raisons : d'abord le rugby est le sport international numéro 1 ici ( après les sports gaëliques qui ne sont pratiqués qu'au niveau national ), et l'Irlande partait favorite avec la France au début du tournoi. Mais surtout, le match se déroulait à Croke Park. Lansdown road, le stade mythique de Dublin (qui accueuillait d'ordinaire foot et rugby ) est en effet fermé pour rénovations. Croke Park appartient à la GAA, la fédération irlandaise de sports gaëliques, et le règlement interdisait la pratique de tout sport autre qu'un sport gaëlique. Finalement, après de multiples tractations, l'accord fut obtenu pour recevoir les match des six nations. Et Irlande-France était donc le premier match d'un sport non gaëlique dans ce fameux stade (qui date de plus d'un siècle, et qui après de multiples rénovations a aujourd'hui une capacité de 82.500 places assises ( plus que le Stade de France ). Le match se termine sur une victoire de la France 17-20 par un essais in-extremis marqué par l'ailier Vincent Clerc à la 79ème minute ! Les irlandais ont eu beaucoup de mal a digérer cette défaite, et estiment s'être fait voler le match par l'arbitre (en tant que supporter français j'ai vu un paquet de fautes irlandaises non sifflées, en particulier sur le dernier maul vert qui avance de trentes mètres en s'étant arrêté 4 fois et en ayant même reculé, l'arbitre au lieu de donner une pénalité aux bleus siffle une faute imaginaire en faveur de l'Irlande ! ! ! Qui donne 4 pts d'avance à l'équie d' O'Gara, c'est à dire quasiment la victoire à 4 minutes de la fin, sauf si... ).

Toute l'ïle a maintenant le regard tourné vers le prochain match à Croke Park, un autre poid lourd du tournoi, les ennemis jurés, les anglais. En 1920, pendant la guerre d'indépendance de l' Irlande (indépendance obtenue en 1922), Croke Park a en effet été le théâtre d'un massacre exécuté par les Auxiliaries. Une de ces unités paramilitaires ( surnommées Black & Tans en raison des couleurs de leurs uniformes, en général des vétérans de 14-18, ultra-nationalistes, qui ont semé la terreur parmi la population irlandaise) s'est introduite dans le stade en plein match et a ouvert le feu sur la foule, faisant 14 morts, dont le capitaine de l'équipe de Tipperary. Depuis ce jour aucun anglais n'a jamais été admis à entrer dans le stade, et cet événement est une des raisons de l'intolérence des sports non gaëliques. La grande question que tout le monde se pose aujourd'hui est de savoir si le "God Save The Queen" sera ou non chanté, la suite au prochain épisode...

Les trois essais de ce match historique :

 


>>Gallerie photos<<

Par Paul - Publié dans : Actualité
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